Les plages du débarquement avec 1 defender et 4 enfants

PH et Jeanne, quatre supers enfants âgés de
6 mois, 4, 5 et 7 ans et

… Un 4x4 

Ce n’est pas la routine qui a amorcé cette aventure en Normandie mais peut-être plutôt cette soif –devenue chronique- de nouvelles découvertes, cette capacité d’adaptation et ce goût des joies simples inculquées par nos familles ; ainsi qu’une envie de partager ces valeurs avec nos enfants ; mais aussi et surtout un profond besoin de se retrouver en famille loin de l’agitation quotidienne. Faute d’avoir notre propre maison dont les murs résonnent des souvenirs et des moments que nous y partageons, la notre sera ambulante, adaptable, modulable et nous suivra partout !

Nous commençons par la France, qui regorge de merveilles, pour nous roder un peu avant de partir à l’étranger. Notre choix se porte donc sur la Normandie, les plages du débarquement et les contrées sauvages du Cotentin. Notre itinéraire est préparé mais modifiable, au gré des humeurs des enfants et de nos coups de cœur (ou coups de tête !) et ne comporte pas beaucoup de kilomètres vu la richesse des sites et musées à visiter à chaque étape. 

  Pegasus Bridge : “Vous tiendrez ce pont jusqu’à l’arrivée des renforts !”

Pegasus Bridge : “Vous tiendrez ce pont jusqu’à l’arrivée des renforts !”

Il nous portera en une boucle du romantique du pays d’Auge à Bayeux en longeant la route de la côte passant par Bénouville (Pegasus Bridge), Courseulles-sur-Mer (Juno Beach), Arromanches et ses passionnants musées, la batterie de Longues-sur-Mer, une petite virée dans les bocages, le poignant cimetière Américain de Colleville, Omaha Beach et la majestueuse pointe du Hoc, Utah Beach, Sainte-Mère-Eglise et son mémorable parachutiste puis redescend vers la jolie Bayeux par Saint-Côme-du-Mont et Carentan et ses marais.

“La beauté et la grandeur des paysages est impressionnante et porte naturellement à l’émotion et au souvenir.”

photovoyageenfamille.jpg


Nous nous arrêtions de manière aléatoire, parfois longtemps, portés par le charme d’une étape , parfois le temps d’une simple photo ou d’un repas ; nous pouvions nous enfoncer aisément grâce au Defender dans de petits chemins creux bordés de haies donnant envie d’en découvrir plus… 

Nous avons bivouaqué tour à tour au bord de l’eau ou dans les terres, dans un grand champ de blé surplombant la mer, en haut d’une falaise qui raisonnait du bruit des vagues, auprès d’un petit pont en pierres surplombant une petite rivière … Au programme lors des bivouacs : exploration, herbier, mise à jour du petit carnet de route, jeux , chants, douche solaire et repas à la lanterne face à la mer. Chaque petit geste du quotidien devient savoureux (les enfants se disputent la vaisselle) et les nuits sont douces, bercées par le chant des vagues et les souvenirs de la journée écoulée.

En bref une aventure familiale extraordinaire mais pourtant si simple et à la portée de tous

Souffler en famille, savourer chaque instant, vivre au jour le jour et simplement , quelle découverte enchanteresque qui nous fait attendre la prochaine avec impatience : pourquoi pas l’Irlande ou l’Ecosse puisque nous voila Bretons pour quelques années…

Une véritable et saine addiction !

Bon à savoir:

  • En Normandie on rencontre le même problème que les parachutistes en leur temps : franchir les haies !

  • Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras : valable également pour les points de ravitaillement en nourriture ou en eau.

  • Les enfants ont un enthousiasme à toute épreuve… Sauf quand ils ont faim ! En camping sauvage mieux vaut donc commencer à chercher son lieu de bivouac du soir pas trop tard.

  • Le parcours prévu doit être adapté à petits et grands et être facilement modifiable.

  • Chez nous l’un est organisé et rationnel et l’autre un peu plus bohême : un doux mélange des deux permettra une organisation parfaite : pas de mauvaises surprises ou d’oublis mais tout de même une part d’inconnu et de fantaisie.

  • Pas la peine de s’encombrer de trop d’occupations pour les enfants qui se révèlent en pleine nature et s’accommodent d’un rien. Cependant un minimum de confort est appréciable pour les longs périples, un sac de couchage bien chaud pour bien dormir, une table pour éviter la rosée du matin…