L’Est Canadien en Camping-car avec 6 enfants

Après avoir pas mal arpenté le territoire américain, nous avons décidé de clore nos 3 merveilleuses années d’expatriation aux Etats-Unis, par un voyage au Canada ! Nous avions 3 semaines pour aller découvrir l’immensité, la beauté, l’incroyable variété des paysages et de la faune de l’Ontario et du Quebec tous les 8 !

Ce voyage a été réfléchi, préparé, organisé…


“Voyager à l’étranger avec 6 enfants de moins de 12 ans ne laisse pas beaucoup de place au hasard ! “

6 mois auparavant, nous avions réservé les billets d’avion et le camping-car, avec déjà une idée assez précise de l’itinéraire.


Nous avions déjà testé les vacances en camping-car, et, il faut avouer que pour une famille nombreuse, notamment avec de jeunes enfants, c’est une solution vraiment adaptée pour les voyages itinérants… Le fait de ne pas avoir de bagages à faire et défaire tous les jours, d’avoir toujours toutes ses affaires sur soi (surtout pour les plus petits), de ne pas s’arrêter toutes les 5 minutes pour une « pause pipi », de pouvoir se faire ses propres repas simplifient vraiment le quotidien. Oui, il faut vivre tous au même rythme ! Oui, nous dormons tous dans la même pièce ! Et oui, nous devons partager les humeurs de chacun ! Mais, c’est dans ces moments-là que nous réalisons la chance que nous avons d’être tous les 8, ensemble, unis, à créer des souvenirs mémorables et des liens indéfectibles.


Notre parcours nous a conduit de Montréal à Toronto en passant par le parc National des Mille-îles ou les chutes du Niagara, puis nous sommes montés le long du fleuve Saint-Laurent pour aller observer les baleines à bosse et les bélugas, pour enfin redescendre vers Québec. Entre grandes villes et parcs, nous avons alterné les visites de musées et les ballades dans la forêt afin de plaire aux petits comme aux grands, aux filles comme aux gars, aux sportifs comme aux paresseux, aux littéraires comme aux scientifiques….

Voyager avec des enfants nécessite une logistique efficace ! Les courses, les machines, le ménage, toutes les taches sont partagées et font parties intégrantes des vacances.

Nous sommes 8, et, chacun, en fonction de son âge et de ses capacités, doit pouvoir participer, à la réussite du voyage…

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C’est amusant de voir que ce qui parait laborieux au quotidien peut devenir un jeu lorsqu’on prend le temps de le faire à plusieurs ! Durant les trajets, dans le camping-car, les enfants apprécient le fait d’avoir une table et profitent de ces moments pour faire des jeux de cartes, lire des livres, , remplir des carnets de route, faire des devoirs de vacances (pas trop !). Et lorsque papa ou maman s’invite à leur table pour faire un mono poly, la joie se lit sur leurs visages et nous rappelle qu’il faut prendre le temps de collecter dès aujourd’hui ces précieux moment !


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“Cette parenthèse restera, nous l’espérons, gravée longtemps dans leurs esprits…”

Eleonore Debaecker,

Cette parenthèse familiale, juste nous 8, à savourer le bonheur d’être ensemble, à faire prendre conscience aux enfants de l’incroyable beauté de notre nature, leur faire réaliser aussi la chance immense qu’ils ont de voyager, de se créer des souvenirs fraternels, sains et sincères….

Cracovie la kid's friendly ! Retour sur un familytrip avec 3 petits gars !

Le voyage c’est un double mouvement du coeur et de l’esprit. À la fois se recentrer sur l’essentiel, se retrouver, se ressourcer et en même temps s’ouvrir au monde, à la nouveauté, à l’inconnu.

Voyager avec des enfants c’est tenter de les initier à ce mouvement intérieur. 

Ils n’auront aucun souvenir de ces voyages mais tout se situe bien au delà de ça. En les emmenant par delà le monde nous cherchons à semer en eux une petite graine. Un trésor qui saura les rendre humbles et émerveillés devant la création. 


Cet été nous avions décidé de poser nos valises avec nos trois garçons de 4 ans, 2 ans et 3 mois à Cracovie.


Nous avons ainsi pu profiter de la ville tout en rayonnant dans toute la région. 

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Ce petit bijou d’Europe Centrale est une merveille architecturale et le vieux centre entièrement piétonnier se prête tout particulièrement à une visite avec des enfants. De même la coulée verte qui entoure la ville rend tous les déplacements en poussette et à pieds très faciles. 

Visite du château et de la majestueuse cathédrale, immersion dans le quartier juif renaissant, mémoire dans le ghetto et à l’usine Schindler. On marche beaucoup, on s’imprègne, on profite. Les journées finissent par un diner dans une des petites cantines polonaises que la ville compte par dizaine. Nous nous régalons de « pierogi » et nous mangeons une glace sur le chemin du retour.


Les enfants sont fascinés par les calèches et les rues qui s’animent de toutes sortes de baladins dès le coucher du soleil. 


Nous sommes également plusieurs fois partis en vadrouille dans la région. Czestochowa au nord où nous partageons la ferveur des Polonais le 15 aout autour de l’émouvante Vierge Noire et la route historique des nids d’aigle sur le chemin du retour. L’incroyable mine de sel au sud. Et les camps d’Aushwitz et Birkenau à l’ouest. 


Cette dernière visite nous tenait particulièrement à coeur malgré nos enfants. Nous nous y étions préparés et les camps sont restés tout du long un « camp de prisonniers » pour eux. 

Le voyage n’est pas toujours que beauté et insouciance. Si nous voyageons c’est aussi pour se souvenir et aller voir les « traces » de ce que fut l’histoire des hommes.


Entre faste et décrépitude, entre folklore et romantisme, entre renaissance et mémoire, Cracovie n’a rien à envier aux autres grandes villes européennes. 

BONUS ENFANTS : 

  • De nombreux cafés et bars sont kid’s friendly et possèdent en terrasse un petit coin dédié aux plus jeunes d’entre nous (bouquins, bac à sable, toboggan, etc). De quoi laisser papa et maman boire une petite bière tranquilles. 

  • Qui dit voyage avec des enfants dit passage obligé au parc pour défouler tout le monde. Bonne surprise de découvrir des aires de jeux hyper modernes et montessori (pompe à eau, mini pelleteuse)

  • Étonnamment difficile de trouver du lait en poudre pour bébé. 

  • « S.I.M.P.L.I.C.I.T.É » ! On prend un airbnb proche du centre pour pouvoir rentrer facilement faire faire une sieste. Idem pour les repas. Ils mangeront des légumes une prochaine fois !

  • Même à des milliers de kilomètres impossible de couper au rituel de l’histoire du soir… Deux alternatives pour ne pas transporter toute votre bibliothèque, la lampe à histoire Moulin Roty et la fabrique à histoires Lunii.

  • Non les enfants ne sont pas plus sages parce qu’ils sont en voyage… Ils ne sont pas moins sympas non plus ! 

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Grand-père, c'est Jean-Lorrain, fais tes valises, on part !

Hello Jean Lorrain, peux-tu en quelques mots nous dire qui tu es ?

Je m’appelle Jean-Lorrain Perromat, j’ai 21 ans et je suis étudiant en médecine. Ainé de 3 petits frères, je vis à Bordeaux depuis que je suis né.

Tu as fait un voyage donc avec ton grand père ? Qui a eu l’idée de faire ce voyage? 

En seconde, le lycée dans lequel j’étais nous demandait de faire stage humanitaire à la fin de l’année. Mon grand-père qui était cardiologue venait de prendre sa retraite depuis 1 an et a directement commencé à s’engager dans des projets humanitaires médicaux notamment au Laos. Il m’a donc proposé de venir avec lui pour ce stage, proposition que j’ai bien évidemment acceptée avec plaisir et sans aucune hésitation.

Où est-ce que vous êtes allés ? Votre itinéraire ?

Nous sommes partis pour le Laos en commençant par la partie Ouest du pays vers Luang Prabang pour visiter le pays ensemble. Après une semaine de trecks et de visites, nous sommes partis vers le Sud dans la ville de Thakhek où l’association était basée. Nous sommes restés deux semaines pendant lesquelles mon grand-père apportait une aide médicale avec des consultations ou des formations de médecins... Je l’observais et aidais à transporter du matériel en tout genre.

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Comment as-tu réagis quand tu as réalisé que tu allais partir avec lui ? Des appréhensions sur le décalage de génération ?

Je n’avais jamais fait de voyage seul avec mes grand-parents. Je ne savais pas trop quoi penser de cela mais au moment où il m’a proposé je n’ai pas hésité une seconde. On s’entend très bien avec grand-père je ne voyais pas pourquoi ça aurait pu mal se passer ce qui n’a absolument pas été le cas !

Qu’as-tu découvert chez ton grand-père ? dans ses qualités ?

Je ne l’avais jamais vu avec des gens extérieur. Quand on se voyait c’était en famille avec mes frères ou mes parents. J’ai découvert chez lui une curiosité et une écoute de l’autre que je n’avais jamais remarquée auparavant.

C’était top de partager un moment comme celui-ci avec lui et depuis on est beaucoup plus proche.

 

Si tu pouvais repartir avec ton grand-père, serais-tu chaud ? Quelle destination lui proposerais -tu et pour y faire quoi ?

A fond ! Il a toujours voyagé dans sa vie il connait les endroit un peu « roots » du monde alors qu’il n’est pas forcément dans ce délire la… il m’a parlé d’un voyage au Boutan en juin dernier… Pays quasiment inaccessible, j’aurais adoré le faire avec lui mais les études m’en empêchaient…

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Quels étaient votre objet fétiche ? Celui de ton grand-père et le tien ?

L’appareil photo. Il a toujours été fan de photographie et il m’a complètement entraîné la dedans. Je me rappelle d’un moment ou il me montrait un laotien dans la rue en me demandant qui de nous deux prendrait le meilleur cliché… Evidemment j’ai perdu mais ces « challenges » étaient ce qui nous rapprochaient.

Plus personnel, j’avoue que c’était mon portable mon objet perso (rires) pour parler aux amis ou la famille pour prendre les nouvelles. À l’époque, il n’y avait pas encore Picintouch ! Dommage. Ma grand-mère aurait été fan ;)

Ton meilleur souvenir de ce trip ?

Je me rappelle d’un moment ou nous étions crevés d’une grosse journée, personne ne voulait bouger du lieu où nous dormionst et grand-père me propose alors de sortir en ville, on avait super faim, tous les restos étaient fermés et la on voit un marché de nuit avec un minuscule stand de nourriture a volonté vraiment de mauvaise qualité. On s’est assis et on a commandé un énorme plat, je crois que le vendeur n’avait jamais vu ça.

C’était vraiment cool de manger comme ça dans un endroit perdu avec grand-père comme si de rien n’était.

Ta relation a du changer après ce voyage ? Comment ?

Avant ce voyage, on s’entendait bien avec grand-père mais on se voyait qu’avec les parents ou la famille… Depuis, on peut avoir des discussions vraiment personnelles où on parle de nos souvenirs, on rigole de nos anecdotes, des petites galères qu’on a eues ensemble.

Les plages du débarquement avec 1 defender et 4 enfants

PH et Jeanne, quatre supers enfants âgés de
6 mois, 4, 5 et 7 ans et

… Un 4x4 

Ce n’est pas la routine qui a amorcé cette aventure en Normandie mais peut-être plutôt cette soif –devenue chronique- de nouvelles découvertes, cette capacité d’adaptation et ce goût des joies simples inculquées par nos familles ; ainsi qu’une envie de partager ces valeurs avec nos enfants ; mais aussi et surtout un profond besoin de se retrouver en famille loin de l’agitation quotidienne. Faute d’avoir notre propre maison dont les murs résonnent des souvenirs et des moments que nous y partageons, la notre sera ambulante, adaptable, modulable et nous suivra partout !

Nous commençons par la France, qui regorge de merveilles, pour nous roder un peu avant de partir à l’étranger. Notre choix se porte donc sur la Normandie, les plages du débarquement et les contrées sauvages du Cotentin. Notre itinéraire est préparé mais modifiable, au gré des humeurs des enfants et de nos coups de cœur (ou coups de tête !) et ne comporte pas beaucoup de kilomètres vu la richesse des sites et musées à visiter à chaque étape. 

  Pegasus Bridge : “Vous tiendrez ce pont jusqu’à l’arrivée des renforts !”

Pegasus Bridge : “Vous tiendrez ce pont jusqu’à l’arrivée des renforts !”

Il nous portera en une boucle du romantique du pays d’Auge à Bayeux en longeant la route de la côte passant par Bénouville (Pegasus Bridge), Courseulles-sur-Mer (Juno Beach), Arromanches et ses passionnants musées, la batterie de Longues-sur-Mer, une petite virée dans les bocages, le poignant cimetière Américain de Colleville, Omaha Beach et la majestueuse pointe du Hoc, Utah Beach, Sainte-Mère-Eglise et son mémorable parachutiste puis redescend vers la jolie Bayeux par Saint-Côme-du-Mont et Carentan et ses marais.

“La beauté et la grandeur des paysages est impressionnante et porte naturellement à l’émotion et au souvenir.”

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Nous nous arrêtions de manière aléatoire, parfois longtemps, portés par le charme d’une étape , parfois le temps d’une simple photo ou d’un repas ; nous pouvions nous enfoncer aisément grâce au Defender dans de petits chemins creux bordés de haies donnant envie d’en découvrir plus… 

Nous avons bivouaqué tour à tour au bord de l’eau ou dans les terres, dans un grand champ de blé surplombant la mer, en haut d’une falaise qui raisonnait du bruit des vagues, auprès d’un petit pont en pierres surplombant une petite rivière … Au programme lors des bivouacs : exploration, herbier, mise à jour du petit carnet de route, jeux , chants, douche solaire et repas à la lanterne face à la mer. Chaque petit geste du quotidien devient savoureux (les enfants se disputent la vaisselle) et les nuits sont douces, bercées par le chant des vagues et les souvenirs de la journée écoulée.

En bref une aventure familiale extraordinaire mais pourtant si simple et à la portée de tous

Souffler en famille, savourer chaque instant, vivre au jour le jour et simplement , quelle découverte enchanteresque qui nous fait attendre la prochaine avec impatience : pourquoi pas l’Irlande ou l’Ecosse puisque nous voila Bretons pour quelques années…

Une véritable et saine addiction !

Bon à savoir:

  • En Normandie on rencontre le même problème que les parachutistes en leur temps : franchir les haies !

  • Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras : valable également pour les points de ravitaillement en nourriture ou en eau.

  • Les enfants ont un enthousiasme à toute épreuve… Sauf quand ils ont faim ! En camping sauvage mieux vaut donc commencer à chercher son lieu de bivouac du soir pas trop tard.

  • Le parcours prévu doit être adapté à petits et grands et être facilement modifiable.

  • Chez nous l’un est organisé et rationnel et l’autre un peu plus bohême : un doux mélange des deux permettra une organisation parfaite : pas de mauvaises surprises ou d’oublis mais tout de même une part d’inconnu et de fantaisie.

  • Pas la peine de s’encombrer de trop d’occupations pour les enfants qui se révèlent en pleine nature et s’accommodent d’un rien. Cependant un minimum de confort est appréciable pour les longs périples, un sac de couchage bien chaud pour bien dormir, une table pour éviter la rosée du matin…